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libra, librae, livre
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livre, ancienne unité de poids ; la livre grosse de Genève équivaut à environ 550 grammes (F.E.W., s.v. « libra » ; LESCAZE, Monnaies, p. 112). Abbrev.: tt
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Licorne
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corne de la licorne (GODEFROY IV, p. 775). C’était probablement la corne d’un oryx, ou peut-être d’un narval, 403
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Lieure
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ligature, ruban (GODEFROY IV, p. 778).
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Linceulx, lincel
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drap, vêtement de lin ; linsuel : drap de lit (GODEFROY IV, p. 789, 792)
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Linge, chemise ouvrée
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orné de broderie, de dentelle
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Linsuel
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drap de lit (GODEFROY IV, p. 792).
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Liseu
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lu (p.p. de lire)
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Lissu
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lu (p.p. de lire)
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Litispendance, Litispendence
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état d'un procès en instance (Godefroy V, p. 4).
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Livre
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La livre était une des plus anciennes unités monétaires. « A la livre romaine succéda la livre carolingienne de 240 deniers. Puis la livre devint une simple monnaie de compte » (LESCAZE, Monnaies, p. 106). Selon DEMOLE, p. 54, « les relations commerciales de Genève avec la France expliquent l’emploi dans cette ville, concurremment avec des valeurs purement locales, de la ‘livre courante’ ». A son origine appelée « livre tournois, monnaie courante en cette ville », elle prit plus tard simplement le nom de « livre courante ». La valeur de la livre a subi des variations sensibles au cours des siècles. Vers 1576, sa valeur était de deux florins et six sous (ibidem).
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Locquebauld, loquebault
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homme qui fait l’important (Godefroy V, p. 30).
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Loge
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boutique ; chambre supérieure d’une maison (GODEFROY V, p. 15)
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Loge
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galerie.
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Loiés, loeïs
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loyer, location
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Loisier
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voir loysier
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Long
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poutre, planche de bois (F.E.W.)
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Longe
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terme de boucherie, partie de l’échine (D.M.F. ; Godefroy X, p. 93).
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Lopin
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petit morceau
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Loquet, locquet
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Fermeture de porte, cadenas, fermoir. (D.M.F.)
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Loriole
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lauréole : daphné lauréole, dit aussi le laurier des bois. Le laurier, ainsi que les daphnés étaient souvent employés pour provoquer l’avortement.
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Louage, loage
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maison louée, partie louée d’une maison ; action de louer, de donner ou de prendre à location ; prix de location ; récompense, rémunération (GODEFROY V, p. 8)
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Loudz (lods)
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droit de mutation.
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Loup (maladie)
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lupus
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Lourdaud
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personne lourde de corps et d’esprit (GODEFROY X, p. 96).
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Louvage
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Vr louage
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Louve
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femelle du loup, femme luxurieuse, prostituée (GODEFROY X, p. 97)
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Lovat ou Herbe du cry
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Gentiane Croisée ou Gentiana cruciata (Gentiana Minor) (BOECLERUS) [R.Consist. XII, p. ?, f. 32v (15 avril 1557)]
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Lovet (louet?)
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? prière?
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Loy, la
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il s’agit d’une expression récurrente dans ces registres du Consistoire, qui se réfère habituellement au changement confessionnel, à la Réforme en général et à la discipline calviniste. Loy, ley : le terme loi est en général employé dans les documents genevois de cette période pour désigner la nouvelle doctrine réformée. Dans le patois et le franco-provençal en général, ainsi que dans l’ancien français, ley (s.f.) était une orthographe courante pour loi et avait le sens de religion (MISTRAL II, p. 199, « lèi » ; GODEFROY V, p. 16–17, « loi »).
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Loysier
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lucarne: ouverture dans le toit d’une maison pour donner du jour (GODEFROY X, p. 97).
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Lueeme
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lampe
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Luire
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émettre ou refléter de la lumière, briller (D.M.F.).
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Lurdeaux
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lourdaud : personne lourde de corps et d’esprit (GODEFROY X, p. 96).
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Lureau
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fripon (GODEFROY V, p. 54).
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Luyter
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lutter
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Lyonneyse
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lionne
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Mache, meche
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petite bande de toile fine ou faisceau de longs brins de charpie dont on se sert pour déterger des foyers purulents, pour entretenir une ouverture ou une fistule (G), ruban, tressoir (HUMBERT).
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Macrollet
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client d’un maquereau(?)
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Magnin
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chaudronnier ambulant (HUMBERT II, p. 24 ; BRIDEL et FAVRAT) ; châtreur de porcs (BRIDEL et FAVRAT).
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Magreer
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maugréer
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Maigreté
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maigreur (GODEFROY V, p. 71) à entendre aussi comme paucité.
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Maillet
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instrument fait d’une masse emmanchée par le milieu qui sert à frapper ou enfoncer (D.M.F.)
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Mailleur
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ouvrier qui fait des cottes de mailles ? (HUGUET) ; mailleor : ouvrier qui travaille avec le marteau (GODEFROY V, p. 73).
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Maisel
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boucherie (GODEFROY V, p. 93).
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Mal de Naples
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syphilis.
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Mal morigené
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mal élevé, de mauvais mœurs – du verbe morigerer.
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Mal temps (avoir)
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être triste, passer des moments malheureux. Ce serait le contraire de passer un bon temps.
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Maldisson, maudission
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malédiction (GODEFROY V, p. 112).
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Maldoitriement
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maladresse?
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Male semaine
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menstruation
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Malefice
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méfait (GODEFROY V, p. 113)
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Malemort
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maladie, espèce de scrofulaire (F.E.W.) ; a running scab or thicke morphew, which covering all over the ulcers that be under it, seems wholly dead ; some northern people call it the riggrusse (in beasts) (COTGRAVE) ; mort tragique, cruelle, qui n’est pas naturelle (T.L.F.I.; F.E.W.).
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Malfaire
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mal faire, mal agir (GODEFROY V, p. 118).
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Malgreer, maulgreer, maugréer
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blasphémer contre (GODEFROY V, p. 121) ; jurer (D.A.F.)
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Mallarté
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méchanceté
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Mallet, malè
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convulsions (G.P.S.R.).
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Malostru
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grossier, lourd (D.M.F.); pauvre, indigent, de basse condition (Huguet)
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Maltraittement
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action de maltraiter, mauvais traitement (GODEFROY V, p. 128)
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Malvaistié
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qualité de ce qui est mauvais, méchanceté, lâcheté, mauvaise disposition (GODEFROY V, p. 129).
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Malveillant
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celui qui veut du mal à quelcun, qui manifeste de la malveillance pour quelcun (D.M.F.).
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Malverser, mal verser
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se comporter mal (LITTRE).
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Mamenner
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malmener
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Manant
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habitant, résidant (D.M.F.)
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Manchon, mancheron, mangeon
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Sorte de fourrure en façon de manche courte, dans laquelle on met les deux mains pour les garantir du froid (D.A.F.) ; vaste manteau traînant, par-dessus lequel on mettait un capuchon (DE GALLATIN, p. 272)
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Manchons
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vêtement de dessus des femmes , espèce de corsage couvrant les bras et la partie supérieure du corps (F.E.W.) ; manches courtes ouvertes et flottantes (GALLATIN).
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Mande
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espèce de panier semblable aux gabions, grande corbeille à deux mains ou poignées (GODEFROY V, p. 137)
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Mandegloire
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voir Mandragore.
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Mandement
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district, territoire confié à l’administration d’un châtelain ou d’un bailli (HUMBERT). À Genève, les mandements sont les anciens territoires de l’évêque. À ce sujet, voir l’article « Mandement » de Martine PIGUET dans e-dhs, 2008 ; « jusqu'à la Réforme, les mandements désignaient depuis le XIIIe s. les territoires que l'évêque possédait en toute propriété, formés à partir de donations et de saisies au détriment des couvents de la région dès le XIe s. et d'acquisitions au XIIIe s. Ils étaient au nombre de trois : Peney, auquel s'ajoutaient les villages de Céligny et Genthod, Jussy et Thiez ».
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Mander
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envoyer (HUMBERT); mander querre : envoyer chercher (HUMBERT).
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Mander
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transmettre une information, faire savoir quelque chose, annoncer (D.M.F.).
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Mandosse(?)
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mandoucène(?), soit une sorte d’arme
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Mandragore, mandegloire
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Mandragore, plante narcotique de la famille des solanacées (GODEFROY V, p. 138), dont la racine sert de talisman (D.M.F.). Plante de la famille des Solanacées qui pousse dans les pays méditerranéens, caractérisée par de larges feuilles (se détachant du collet de la racine), par une fleur qui produit une baie, par une racine charnue, simple ou fourchue, ressemblant au corps humain, ce qui lui conférait autrefois une valeur magique, et qui est douée de propriétés sédatives, narcotiques, stupéfiantes et aphrodisiaques (T.L.F.I.).
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Manger des deux pains
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nous n’arrivons pas à localiser avec certitude cette expression, cependant, sa signification peut être déduite avec une grande certitude par analogie avec une expression très proche et bien documentée : « manger à deux râteliers ». C’est-à-dire bénéficier de deux sources d'avantages ou de profits, souvent en jouant sur les deux tableaux ; faire preuve d'opportunisme et de manque de loyauté (D.A.F.).
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Manger des salades
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paillarder?
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Manne
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Espèce de panier d’osier plus long que large où l’on met ordinairement le linge, la vaisselle qu’on porte sur la table (D.A.F. ; D.M.F.)
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Mantil
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nappe, toile (GODEFROY V, p. 156)
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Mantou
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couverture (D.M.F.)
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manutention
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fait de maintenir, conserver (D.M.F.).
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Maquerellage
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conduite, état de maquereau (maquerelle), exercer le métier de proxénète (F.E.W. « makelare » ; D.M.F.).
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Maraud
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marault : Terme d’injure et de mépris, coquin, fripon (D.A.F.). Vagabond, mendiant, filou, individu qui ne mérite pas de considération (D.M.F. ; GODEFROY X, p. 121).
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Maréchal (maréchal-ferrant)
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artisan dont le métier est de fabriquer des fers et de ferrer les chevaux et autres animaux de trait
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Marc, mars
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il semble être un jeu d’habilité et précision sur la glace, semblable au jeu du curling où des pierres rondes à base plate sont glissées sur la surface de la glace vers une marque.
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Marce, mars
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peut-être forme feminine de marc, sorte de monnaie (GODEFROY V, p. 163)
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Marche
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atbitrage.
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Marchepied
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partie d’un meuble où l’on pose les pieds (D.M.F.).
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Marchiand de megre (marchand de maigre)
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jeu (de cartes?).
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Mare
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cauchemar
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Marenne
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maraine
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Maresc
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marais (GODEFROY X, p. 123).
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Mareschal, Maréchal
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maréchal, artisan chargé du soin des chevaux et des écuries ; artisan dont le métier était de façonner le fer et dont l'activité se confondait parfois avec celle du forgeron ou du serrurier (T.L.F.I.).
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Marestz
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a peut-être la signification de maresc : marais (GODEFROY X, p. 123).
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Margé
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marché
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Mariage
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dot, donation matrimoniale, biens des époux (GODEFROY V, p. 174).
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Marmouset
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figurine représentant une idole
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Maroquinier
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ouvrier qui fabrique des peaux en maroquin (LITTRE).
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Marque
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signe distinctif, dans ce cas la tonsure
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Marque
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signe propre à distinguer, signe distinctif (D.M.F.) ; empreinte faite sur une chose pour qu’on la puisse reconnaître (GODEFROY X, p. 143); jetons, fiches que l’on met au jeu au lieu de l’argent (T.L.F.I.).
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Marraux
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lire maraud. Terme d’injure et de mépris, coquin, fripon (D.A.F.).
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Marreglier
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sonneur de cloches (GODEFROY V, p. 183).
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Marri, mari
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affligé, triste -- du verbe Marrir, marir (GODEFROY V, p. 176). Contrarié, fâché, irrité ; affligé (D.M.F.).
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